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Oeufs de Pâques dans un champ avec des fleurs, origines de la tradition des oeufs de Pâques.

Les origines de la tradition des oeufs de Pâques

Les origines de la tradition des oeufs de Pâques en chocolat sont puisées dans des anciennes légendes

L’œuf de par sa forme et son symbole de fécondité, de vie et de renouveau est idéal comme fondement d’une forte tradition.

On trouve plusieurs légendes et mythologies qui expliquent la naissance du monde à partir d’un œuf. Ce sont elles qui marquent il y a plusieurs millénaires le début de la tradition que nous vivons aujourd’hui au moment de la fête de Pâques et du printemps avec les œufs, les poules, les cloches et autres figurines en chocolat.

  • Par exemple, dans le Kalevala, le livre sacré des anciens Finlandais, le monde est né d’un l’œuf.
    La légende raconte que ILTAMARA, la mère de l’eau, dormait au fond de l’océan qui couvrait alors toute la surface du globe. En bougeant un jour pendant son sommeil, elle fît apparaître à la surface de l’eau son genou, rond comme une île. Le maître de l’air, fasciné par sa forme, y déposa un œuf d’or.
    Mais à peine effleurée, comme une ensommeillée qu’un insecte dérange, la déesse frémit et, en frémissant, brise la coquille. « Alors tous les morceaux se transforment en choses bonnes et utiles : le bas de la coque de l’œuf forma le firmament sublime, le dessus de la partie jaune devint le soleil rayonnant, le dessus de la partie blanche fut au ciel la lune brillante, tout débris tâché de la coque fut une étoile au firmament, tout morceau foncé de la coque devint un nuage de l’air et désormais le temps avança ».
  • Une autre légende raconte qu’en 1500 avant J.C., dans la dynastie Babylonienne, un œuf de taille extraordinaire tomba dans l’Euphrate. Les poissons le poussèrent jusqu’au rivage et là les colombes se posèrent dessus et le couvèrent. C’est ainsi que Vénus naquit de cet œuf extraordinaire. Venus pris le nom d’ASTARTE, reine des cieux.
    Les coutumes populaires de l’époque qui célébraient ASTARTE confirment amplement le témoignage de l’histoire sur son origine Babylonienne. Par exemple, les galettes chaudes marquées d’une croix que l’on consomme aujourd’hui le Vendredi Saint, et les œufs coloriés, tradition aujourd’hui de Pâques, figuraient déjà dans les rites chaldéens. L’œuf comme symbole d’ASTARTE est donc bien l’origine la plus ancienne des traditions actuelles. C’est aussi pour cela par exemple que dans l’île de Chypre, l’un des sièges favoris du culte de Vénus ou d’ASTARTE, l’œuf est représenté comme étant d’une grosseur extraordinaire.
    En approfondissant quelque peu on découvre qu’un des sens caché de cet œuf mystique d’ASTARTE, se rapportait à l’arche de Noé pendant l’époque du déluge ; œuf dans lequel la race humaine était renfermée, comme le poussin est renfermé dans l’œuf avant son éclosion. L’œuf d’ASTARTE est donc l’œuf du monde, tant matériel que symbole de l’humanité toute entière.
    Cette légende nous montre qu’ASTARTE est considérée comme la grande civilisatrice et la grande bienfaitrice du monde.
  • Un autre exemple de mythologie conduisant aux œufs est celui d’EOSTRE, déesse germanique, (appelé aussi OSTARA, ou ALBAN EILIR (nom druidique), ayant donnée lieu au Rite d’Eostre, au Festival des arbres, …). C’est la déesse de l’aube au moment de l’équinoxe de Printemps, date où la nuit et le jour sont d’égale durée.
    Ce nom OSTARA n’est pas sans rappeler le mot Ostern en allemand.
    On perçoit nettement l’influence nordique de cette fête. EOSTRE est la déesse de la fertilité à qui ont faisait des offrandes d’œufs peints pour assurer le venue du printemps.

Tous ces exemples de mythologies convergent dans les mêmes directions. La symbolique de l’œuf est très chargée. L’œuf détient en lui la genèse du monde, il est une réalité première et primordiale qui contient le germe de nos civilisations. On retrouve ce symbole dans de nombreux cultes et religions et son sens est toujours le même : l’œuf est une représentation de la puissance, de la lumière et il apparaît comme LE symbole du renouveau périodique de la nature. Depuis les temps les plus reculés, les œufs ont fait l’objet de cadeaux au moment du printemps et cette tradition a développé des techniques de coloration et de graphismes ainsi que des rituels de cadeaux.

Quelle est la relation entre les oeufs en chocolat et la longue histoire de la fête de Pâques ?

Demis oeufs de Pâques en chocolat RICHART, origines de la tradition des oeufs de Pâques.

Collection « Pâques au Jardin » de RICHART

 

  • Pour les croyants, Pâques est l’événement majeur de la foi chrétienne. Mais pourquoi offre-t-on des œufs et du chocolat au moment de cette fête ? Il est très difficile de répondre avec certitude à cette question car l’histoire de la relation entre Pâques et les œufs est finalement complexe et même controversée.
    En réalité Pâques est une fête religieuse chrétienne ou juive (Pâque au singulier) ; cependant des traditions païennes qui remontent bien au delà des origines de ces religions se déroulaient chaque année au printemps mais les évènements religieux et païens se sont lentement rencontrés au fil du temps.
    Il semble que finalement la légende babylonienne d’ASTARTE, la reine des cieux qui naquit d’un œuf extraordinaire soit la principale source des traditions païennes dont se seraient inspirées les traditions populaires chrétiennes.
  • Pour les chrétiens, Pâques symbolise la vie après la mort. Ce jour-là en effet, ils célèbrent la résurrection du Christ, après sa crucifixion le Vendredi saint. Selon les Évangiles, le nom de Pâques viendrait du fait que la mort du Christ aurait eu lieu pendant Pessa’h qui est la Pâque juive. La Pessa’h quant à elle commémore l’exode des Hébreux hors d’Égypte, emmenés par Moïse.
    Mais rien dans ce qui précède est de nature à montrer une relation entre Pâques et les œufs ! Alors comment les traditions païennes ont-elles inspiré voire influencé les traditions populaires chrétiennes ? Il y a plusieurs explications possibles.
  • L’Histoire nous enseigne que la fête chrétienne de Pâques, tout en étant une fête religieuse n’en a pas moins une genèse qui bizarrement croise de temps en temps les traditions païennes issues des anciennes légendes et en particulier de la légende d’ASTARTE.
    En creusant un peu le sujet on découvre par exemple que la version anglaise de Pâques ne manque pas d’intérêt. En effet, la traduction anglaise de Pâques est Easter. Mais que veut dire le mot de Easter ? Ce n’est pas un nom chrétien pour traduire le mot Pâques. Le mot Easter est empreint de son origine chaldéenne et il vient en effet d’ASTARTE. On retrouve par exemple gravé sur les monuments Assyriens, le nom « Ishtar » ce qui atteste bien de cette origine. Il y a donc tout lieu de penser que le culte d’ASTARTE fut introduit de très bonne heure en Grande-Bretagne avec les Druides.
  • Sur le continent européen, la littérature historique se rapportant à l’Église chrétienne des IIIe et IVe siècles parle aussi de la fête d’ASTARTE. On apprend que c’était une fête non religieuse et donc très différente de la fête de Pâques qu’on observe aujourd’hui dans l’Église chrétienne. En dehors de l’Angleterre, cette fête n’était pas du tout connue sous le nom d’Easter ou même d’ASTARTE mais on l’appelait Pascha, ou Pâques. Cela signifie donc qu’une fête païenne, ayant pourtant le nom de Pâques mais inspirée de la légende d’ASTARTE était célébrée aux IIIe et IVe siècles. La littérature dit aussi que cette tradition existait bien plus par habitude populaire que suite à un commandement du Christ ou de ses apôtres. Ce n’était donc pas une institution religieuse. Mais progressivement au fil du temps elle a de plus en plus été observée par de plus en plus de chrétiens qui l’on progressivement célébrée en souvenir de la mort et de la résurrection du Christ.
    Puisque la tradition de la fête d’ASTARTE incluait le fait d’offrir des œufs évidemment pas en chocolat, immanquablement la fête de Pâques dans sa version païenne de l’époque, incluait également cette tradition. On dit même que l’empereur romain Septime-Sévère au IIè et IIIè siècle encourageait déjà cette tradition.
  • Il a également une explication que l’on rencontre fréquemment et qui est plus proche de la religion chrétienne. On dit qu’au IVe siècle un grand courant religieux souffla dans tous les poulaillers pour encourager la coutume d’offrir des œufs le premier dimanche après la pleine lune suivant l’équinoxe du printemps – (c’est la formule pour positionner chaque année la fête chrétienne de Pâques sur le calendrier).
    Offrir des œufs ! Il s’agit là d’une drôle de façon de fêter la résurrection du Christ ! L’explication est que la fête religieuse de Pâques met fin à la période de jeun de quarante jours appelé carême. Et l’église interdisait la consommation des œufs durant les 40 jours de jeun ! Mais les poules ne font pas le Carême et continuent à pondre… On se retrouvait donc, au matin de Pâques, avec une grande quantité d’œufs. Il fallait partager cette surproduction d’où L’idée de les offrir. Un panier d’œuf c’est un peu banal alors on a décidé de les colorer, de les décorer, d’y ajouter des graphismes, des devises, des souhaits, …. De ce fait les œufs sont devenus de vrais « cadeaux ». Selon les régions et les pays ces œufs dits « de Pâques » et aujourd’hui largement confectionnés en chocolat sont même porteurs d’une façon claire, à travers des graphismes et des dessins, de messages que les Hommes ont envie de s’échanger.
    Cette relation entre la fête de Pâques et les œufs est certes intéressante, mais n’oublions pas qu’elle ne marque pas l’origine des traditions puisque les œufs ont toujours été offerts comme cadeaux depuis les temps les plus reculés. On notera au passage que sans le carême il n’y aurait pas d’œufs de Pâques selon la tradition chrétienne d’aujourd’hui. Alors comment le carême chrétien a-t-il été institué ?
  • À nouveau l’Histoire nous apprend que dans le culte d’ASTARTE, cette fête païenne était précédée d’un jeun de 40 jours. Aujourd’hui encore, le jeun de 40 jours au printemps de l’année est observé par les Yezidis ou adorateurs païens du diable dans le Kourdistan qui l’ont emprunté à qui ? .. et bien à leurs anciens maîtres les Babyloniens.
    Selon l’Histoire, la religion chrétienne des premiers siècles ne connaissait pas encore le carême. L’Histoire dit que pour convertir les païens au christianisme, l’église aurait considéré qu’il était intéressant de jeûner avant Pâques comme cela était fait pour la fête païenne d’ASTARTE. L’Eglise romaine se serait donc « arrangée » pour fondre ensemble (pour ne pas dire confondre) les fêtes païennes et les fêtes chrétiennes sur le thème du jeun. Ce serait donc insensiblement qu’on se conforma au rite païen du jeun qui prit le nom chrétien de carême. Quant à la durée du jeun lorsqu’il fut adopté par l’église chrétienne, on ne sait pas combien de temps il durait. Mais on sait que longtemps après le concile de Nicée (325), il ne durait que trois semaines et non pas 40 jours.
    Certaines langues mal intentionnées n’hésitent pas à affirmer que « la décision de l’église chrétienne d’instituer le carême a favoriser la constitution d’un stock d’œufs qui le jour de Pâques, après coloriages et décorations ont fait l’objet de cadeaux ».
  • Plus sérieusement, de tout cela il ressort que pour les chrétiens, la fête religieuse de Pâques célèbre la résurrection du Christ après sa crucifixion, mais qu’au cours du temps, parallèlement aux rites religieux de cette fête, de nombreuses habitudes ont pris naissance, étant issues des rituels païens dont l’origine est essentiellement le culte d’ASTARTE de Babylone, la reine des cieux qui naquit dans un œuf géant sur les rives de l’Euphrate.
  • En conclusion les œufs de Pâques en chocolat mais finalement les autres figurines telles que poules lapins, cloches etc… trouvent essentiellement leur origine dans le culte d’ASTARTE alors que le carême ne serait que secondaire dans cette tradition. Certains n’hésitent pas à dire que ce n’est donc pas Pâques qui a fait l’œuf, mais l’œuf qui a fait Pâques… en chocolat pour le bonheur de tous les gourmands.

Les chocolats de Pâques ont toujours raconté des histoires merveilleuses

On voit bien que finalement l’œuf a toujours servi de support pour raconter de belles histoires. Depuis l’antiquité, l’œuf est le cadeau porteur de souhait, de bonheur, de mémoire, toujours en relation avec la vie, le renouveau et la fécondité. Au fil du temps les civilisations ont forgé des traditions et des rituels autour de l’œuf et la plupart du temps ces usages ont un rapport avec la nature ou avec la religion.

Oeufs fourrés de dégustation Pâques chocolat RICHART, origines de la tradition des oeufs de Pâques.

Oeufs de dégustation RICHART (oeufs fourrés)

 

Aujourd’hui soyons vigilants car la banalisation de la vie moderne risque de faire son œuvre destructrice ; quelles histoires les œufs de Pâques en chocolat racontent-t-elles ou raconteront-t-elles demain ?

Il existe des chocolatiers soucieux non seulement de confectionner des œufs en chocolat ou d’autres figurines d’excellente qualité gustative, mais également soucieux d’y associer une belle histoire, destinée aux enfants ou aux adultes.

Gautier RICHART tient particulièrement à ce que ses collections de Pâques soient porteuses de belles histoires choisies chaque année autour de thèmes du moment.

A cela il faut ajouter que les collections RICHART de « Moulages et de chocolats de printemps et de Pâques » de la Maison RICHART illustrent bien la raison d’être de la Maison avec son véritable leitmotive : « Imaginer et créer des friandises qui ont vraiment du goût et qui de ce fait sont capables de projeter le dégustateur dans un univers merveilleux ».

Chez RICHART, nous aimons raconter de belles histoires à ceux qui écoutent avec leur nez, avec leur bouche et avec leur palais !
N’oubliez jamais : ne dégustez que ce qui a du gout. Le reste ne vous concerne pas car vous êtes un gourmet.